
Nigel Rudd, patron de BBA, avait indiqué samedi sur la BBC qu'il s'attendait à devoir vendre une partie de ses actifs. Les conclusions finales de l'autorité de régulation outre-Manche seront publiées au premier trimestre 2009.
Les appétits s'aiguisent en tout cas autour du dossier. Même s'il faudra sans douite payer cher. Selon les experts, la valeur de l'aéroport de Londres Gatwick, choix le plus probable pour une vente, est estimée autour de 2 milliards de livres, soit 2,59 milliards d'euros. Le groupe allemand Hochtief (BTP et services, qui détient des parts dans les aéroports d'Athènes, Budapest, Düsseldorf, Hambourg, Sydney et Tirana) a ainsi fait savoir ce mercredi qu'il était sur les rangs pour investir dans un aéroport en Grande-Bretagne, estimant que "l'aéroport londonien de Gatwick serait particulièrement intéressant".
Paul Charles, directeur de la communication de la compagnie aérienne à bas prix Virgin Atlantic, avait précédemment déclaré qu'il était "temps" que le "monopole" de BAA soit cassé et que "Virgin Atlantic va regarder de très près (à la possibilité) pour un consortium de compagnies aériennes de détenir Gatwick". La société Manchester airports group (MAG), deuxième opérateur d'aéroports au Royaume-Uni, avait en mai indiqué qu'elle s'intéresserait à la vente de "tout actif" de BAA qui pourrait se présenter. Le patron de la compagnie aérienne irlandaise à bas prix Ryanair a dit "réellement espérer" que Stansted soit également mis en vente et regardera le dossier en cas de prix attractif.
BAA s'est retrouvé sur la sellette en mars dernier suite aux énormes problèmes causés lors de l'ouverture du nouveau terminal de Heathrow, le T5. Des centaines de vols ont du être alors annulés, notamment chez British Airways, et des dizaines de milliers de bagages ont été égarés. Le patron du groupe, Mark Bullock, en place depuis 2004, avait du démissionner.
BAA a conclu un accord de refinancement de 16,9 milliards d'euros
L'opérateur aéroportuaire a annoncé lundi avoir conclu un accord de refinancement avec plusieurs banques. D'un montant de 13,3 milliards de livres (16,9 milliards d'euros), il permettra à la filiale de Ferrovial de sécuriser ses investissements à long terme. Cette opération "témoigne de la confiance des marchés financiers envers BAA", s'est réjoui le directeur général du groupe aéroportuaire Colin Matthews. Sur ce total, 12,1 milliards de livres serviront à rembourser la dette liée à l'acquisition de BAA par Ferrovial, réalisée en 2006 pour 10 milliards de livres, ainsi qu'à financer le développement des trois aéroports londoniens appartenant au groupe (Heathrow, Gatwick et Stansted). Le reste sera consacré à financer des investissements dans les quatre autres aéroports de BAA au Royaume-Uni (Edimbourg, Glasgow et Aberdeen et Southampton).
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Air transport pourrait supprimer 6.000 emplois au sein de sa filiale ABX, spécialisée dans les avions cargos, si DHL confirmait son intention de ne plus faire appel à ses services. Le groupe allemand, détenu par Deutsche Post, a en effet l'intention de sous-traiter à l'avenir son activité outre-Atlantique à United Parcel.
DHL génère près des trois-quarts du chiffre d'affaires d'ABX, principale filiale d'Air Transport. Pour faire face à cette éventuelle perte, le groupe devrait donc se séparer de 75% de ses effectifs, préviennent les dirigeants.
ABX a déjà annoncé mardi soir une première vague de licenciements, avec la suppression de 200 emplois dans les deux prochains mois.
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La SNCF a fait son mea culpa. Son PDG Guillaume Pépy, invité dimanche soir du Journal de 20 heures de France 2, est venu présenter ses excuses et promettre des solutions d'hébergement, d'acheminement et des remboursements - en tickets voyages SNCF toutefois - pour tous les passagers victimes de ces retards.
Ce lundi, la Fédération des usagers des transports et des services publics (FUT-SP, qui revendique 2500 adhérents, notamment en Ile-de-France) dénonce cette décision de la SNCF de rembourser les voyageurs en bons de voyages et non en argent, la jugeant "inacceptable". "Il faut indemniser les victimes des retards en espèces sonnantes et trébuchantes", lance Jean-Claude Delarue, porte-parole de la FUT-SP qui souligne que les compagnies aériennes font ainsi. "La SNCF s'abrite derrière le fait que les associations de consommateurs agréées par les pouvoirs publics ont acté" la pratique des bons de voyage. Mais les usagers pensent autrement" assure-t-il.
De son côté, la Fédération nationale des associations d'usagers des transports (Fnaut) a demandé que la SNCF fournisse "des informations plus précises" aux voyageurs lors d'un incident important et soit "davantage transparente" sur la fréquence et les causes de ces incidents. La Fnaut a d'autre part souhaité savoir si "ce genre d'incident, qui reste quand même exceptionnel si on le rapporte au nombre de trains qui circulent, augmente ou pas". Mais pour le président de la Fnaut, la question du mode d'indemnisation des voyageurs en cas d'incident était "un problème un peu secondaire". "Ce qu'il faudrait peut-être, c'est que les bons kilométriques soient échangeables contre des euros" estime-t-il.
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