
"C'est une grosse malchance d'avoir eu un tel pépin une telle journée, avec des dizaines de milliers de voyageurs", a déclaré à Marseille Olivier Bancel, directeur des infrastructures à la SNCF pour Provence-Alpes-Côte d'Azur. "C'est évidemment la galère", a reconnu le PDG de la SNCF, Guillaume Pépy, intervenant dimanche dans le 20 Heures de France 2 pour présenter ses excuses aux usagers et leur annoncer un remboursement intégral de leurs billets.
La caténaire, arrachée sur quatre cents mètres dans le sens Nice-Marseille, a d'abord bloqué la circulation sur les deux voies pendant trois heures, immobilisant six TGV dans le secteur. Puis la circulation a repris en alternance sur une seule voie à partir de 15 heures, mais les retards se sont accumulés pour de nombreux autres trains dans l'après-midi et la soirée. Peu avant minuit, la SNCF prévoyait encore des retards allant de cinq heures et demie à dix heures pour treize TGV et deux Corail, la plupart au départ de Nice, ainsi que des retards compris entre une heure et demie et trois heures et demie pour sept autres TGV et trois Corail. Certains passagers se sont plaints de ne pas avoir eu d'informations précises dans les petites gares, comme celle d'Ollioules-Sanary dans le Var, où la SNCF faisait état de retard "indéterminé" sans autre précision.
La circulation des trains a finalement été rétablie lundi matin. "Le premier train est passé sans encombres, à vitesse normale, à 4 heures" sur la voie qui était inutilisable depuis la veille, a déclaré un porte-parole de la direction régionale Provence-Alpes-Côte d'Azur. La SNCF prévoit un retour progressif à la normale dans la matinée et s'engage à mener une enquête sur les causes de cet incidentÀ partir d'aujourd'hui, Carrefour offre 3 euros de bon d'achat pour 30 euros dépensés en fournitures scolaires. Depuis le 23 juillet et jusqu'à hier, le distributeur remboursait la TVA sur plus d'une soixantaine de cartables. Pour la rentrée, les différentes enseignes lancent déjà de nouvelles promotions, notamment pour les fournitures scolaires. En « visant » bien, les consommateurs peuvent limiter le montant de leur ticket de caisse.
Malgré tout, en juillet, les prix ont globalement augmenté de 0,2 % dans les grandes surfaces, alors qu'ils étaient restés stables en juin. Selon les chiffres publiés hier par l'Insee, l'inflation a été de 0,2 % dans les hypermarchés et de 0,4 % dans les supermarchés. Sur un an, la hausse atteint respectivement 5,7 % et 5,1 %.
Ce sont les produits alimentaires qui tirent la hausse. Hors produits frais, leurs prix ont augmenté de 6 % en un an. Globalement, entre juillet 2008 et juillet 2007, aucune grande famille de produits alimentaires n'a vu ses prix baisser, souligne le chef de la division des prix à la consommation de l'Insee. Les étiquettes des viandes ont gagné 5,2 % en un an, celles des boissons 3,3 % alors que les produits d'entretien et d'hygiène-beauté sont restés plutôt sages en comparaison (+2,4 %). En un an, les prix du pain et des céréales ont augmenté de 7 %. Ceux du lait, des fromages et des œufs de 10,8 %.
Tous circuits de vente confondus (petits commerces et grandes surfaces), les seules bonnes nouvelles viennent des produits frais. Leurs prix ont baissé de 1,5 % en juillet par rapport à juin, grâce aux légumes (-3,7 % en un mois) et aux poissons (-1,3 %). Les prix des yaourts et des desserts lactés ont reculé de 0,4 % en juillet par rapport à juin, mais la hausse sur un an est de 7,7 %. « La baisse des prix à la pompe et le ralentissement de la hausse dans l'alimentaire pourraient participer d'un rebond du pouvoir d'achat en fin d'année », affirmaient hier les économistes du cabinet d'études Xerfi. Mais, la semaine dernière, les grands fabricants de produits d'entretien et de beauté (Henkel, Procter & Gamble, Beiersdorf) ont tous promis des hausses de tarifs pour le second semestre. Une manière de contrecarrer la baisse des volumes de ventes, les consommateurs optant pour des produits meilleur marché.
Selon Dominique de Gramont, délégué général de l'Ilec (Beiersdorf, Bonduelle, Bel, Henkel, Kraft, L'Oréal…), l'envolée des matières premières et du pétrole s'étant calmée, il n'y a plus de danger de surchauffe. L'ampleur des hausses de prix dépendra des consommateurs. « Si leur réaction est d'encore moins les acheter, il y aura immédiatement des promotions, affirme cet expert. Une chose est sûre : je ne m'attends pas à de fortes baisses de prix en fond de rayon alors que la loi Chatel le permettrait. Car ces baisses ne sont pas visibles. »