
Mauvaise nouvelle pour le distributeur français Carrefour. Ses concurrents avancent à pas de géant sur le marché indien alors que le groupe français patine pour trouver un allié pour ce difficile marché. Ce mardi, son concurrent britannique, le géant de la distribution Tesco, annonce avoir trouvé un accord avec Tata. De son côté, l'américain Wal-Mart, le leader mondial du secteur, avait annoncé il y a quelque mois son arrivée sur le marché grâce à son accord avec Bharti.
En attendant, Tesco va créer, d'une part, une activité de vente en gros en Inde. De l'autre, il a conclu un accord avec Trent, filiale du conglomérat Tata, en vertu duquel il aidera celui-ci à développer ses hypermarchés. Le groupe a précisé qu'il comptait investir dans les deux ans qui viennent 60 millions de livres (un peu plus de 75 millions d'euros) pour développer une activité de vente en gros en Inde.
La filiale, qui sera établie à Bombay, ouvrira des magasins de type "cash and carry", c'est-à-dire n'offrant ni crédit ni service de livraison. Elle vise en particulier la clientèle des petits magasins et détaillants indépendants, des kiranas (échoppes traditionnelles), des restaurants, mais aussi des agriculteurs.
L'accord avec Trent prévoit quant à lui que Tesco partagera avec ce dernier, en échange d'une redevance, son expertise et ses connaissances techniques pour qu'il développe son activité d'hypermarchés, baptisée "Star Bazaar". La filiale de Tata n'en compte pour l'instant que quatre mais souhaite porter leur nombre à 50 dans les cinq prochaines années.
Cet accord prévoit aussi que Star Bazaar achètera des marchandises aux magasins de gros de Tesco, pour un montant non communiqué, aidant ainsi le Britannique à développer rapidement sa chaîne logistique.
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Adoptée fin juillet par le Parlement, la loi de modernisation de l'économie (LME) est parue ce mardi au Journal officiel. Conçue par le gouvernement pour soutenir la croissance, l'emploi et le pouvoir d'achat dès 2009 malgré une conjoncture difficile, cette loi concerne des secteurs aussi variés que la très petite entreprise, le haut débit numérique, le Livret A ou encore les grandes surfaces.
En particulier, la LME comprend des mesures destinées à simplifier la vie des petites et moyennes entreprises, avec notamment une réduction des délais de paiement entre entreprises, désormais plafonnés à 45 jours fin de mois, une aide à la création de micro-entreprises, et la mise en place d'un statut de l'entrepreneur individuel.
Dans le domaine de la grande distribution, la loi prévoit une liberté d'installation pour les grandes surfaces en dessous de 1.000 m2, contre 300 m2 auparavant. Elle instaure également une liberté de négociation des prix entre les centrales d'achat des grandes surfaces et leurs fournisseurs. Ces deux mesures sont destinées à accroître la concurrence et faire baisser les prix pour les consommateurs.
La LME modifie également le régime des soldes, avec l'instauration de deux semaines "flottantes" par an au choix du commerçant en plus d'une période fixe de deux fois cinq semaines déjà en vigueur et fixées par décret.
Enfin, cette loi généralise la distribution du Livret A à toutes les banques, mettant ainsi fin au monopole de La Banque postale, du Crédit Mutuel et des Caisses d'Epargne.
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Des discussions entre le gouvernement italien et "une compagnie étrangère" sont en cours d'après le président du conseil Silvio Berlusconi, avec pour but de boucler une "alliance" avec Alitalia. Il a précisé qu'il s'agissait d'une "hypothèse opposée à celle de la vente de la compagnie à Air France".
Le sort de la compagnie aérienne italienne Alitalia change au gré des gouvernements. Celui de Silvio Berlusconi, revenu au pouvoir depuis quelques mois, a choisi une solution radicalement opposée à celle de ses prédécesseurs pour sauver Alitalia.
La compagnie survie actuellement grâce aux 300 millions d'euros injecté par l'Etat en urgence fin avril, lorsque le projet de rachat de la compagnie par le franco-néerlandais Air France-KLM a échoué.
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