
Le groupe norvégien de construction navale Aker Yards va être rebaptisé STX Europe, ont décidé ses actionnaires réunis ce mercredi en assemblée générale extraordinaire (AGE), entérinant ainsi le passage de l'entreprise sous la coupe du sud-coréen STX Shipbuilding. STX possède près de 89% d'Aker Yards, propriétaire notamment des ex-Chantiers de l'Atlantique, à l'issue d'une offre qui valorisait le groupe norvégien à près de 860 millions d'euros.
Lors de la même AGE, les actionnaires ont entériné la proposition du comité de nomination d'Aker Yards visant à nommer un représentant supplémentaire de STX au sein du conseil d'administration du groupe. Kwang-Gi Lo rejoint ainsi les trois administrateurs sortants, qui ont pour leur part vu leur mandat renouvelé pour deux ans, à savoir le président Su-Jou Kim, également issu des rangs de STX, la norvégienne Mimi Berdal et la française Françoise Gri. Le personnel dispose aussi de trois représentants.
Avec les actions détenues en autocontrôle par Aker Yards, STX contrôle 92,46% du groupe de construction navale.
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Filiale de Chronopost au sein du groupe La Poste spécialisée dans le transport de colis, GeoPost annonce avoir cédé Taxicolis - pour un prix non indiqué - à Flash Europe International, qui opère dans le transport urgent.
Fort de 250 salariés, Taxicolis est un spécialiste du transport de colis importants, soit par leur enjeu (sang à tranfuser par exemple), soit par leur fragilité, soit par leur taille ou leur poids (jusqu'à des chaînes de montage). Il a enregistré en 2007 un chiffre d'affaires de 66 millions d'euros, réalisé principalement en Europe et aux Etats-Unis.
Selon les deux groupes, "le nouvel ensemble se positionne comme le leader européen du transport urgent avec un chiffre d'affaires de 110 millions d'euros, 320 collaborateurs répartis dans 10 pays d'Europe et du Maghreb et une capacité d'intervention dans 80 pays dans le monde".
latribune.fr
Sous pression après la chute de 33,7 % du cours de Bourse de Carrefour depuis janvier, José Luis Duran, directeur général de Carrefour, a surpris les marchés financiers en annonçant un bénéfice opérationnel supérieur aux attentes des analystes et un bénéfice net en hausse de 1,2 %. Du coup le titre a gagné plus de 7 % à la Bourse de Paris. Si José Luis Duran assure ne pas regarder le cours de Bourse de Carrefour tous les jours pour gérer le groupe, l'information ne lui aura pas échappé.
Conforté à son poste par le conseil d'administration du 6 août, il est parvenu à enrayer en juillet et en août la dégradation de l'activité d'un deuxième trimestre difficile dans les hypermarchés. Un phénomène que José Luis Duran attribue notamment à des promotions insuffisantes.
Depuis le début de l'année, Carrefour a souffert dans l'Hexagone. D'une part, les Français à la recherche de prix bas se sont tournés vers les magasins « hard discount ». D'autre part, la hausse des carburants a incité certains consommateurs à acheter dans les magasins de centre-ville plutôt que de prendre leur voiture pour se rendre dans les hypers situés de périphérie. En conséquence, la France, qui représente 40 % du chiffre d'affaires du groupe, a enregistré un bénéfice d'exploitation en recul de 0,8 %.
Dans ce contexte, le maintien des objectifs annuels et l'absence d'un nouveau profit warning si redouté sont à mettre au crédit de José Luis Duran. L'objectif 2008 reste une augmentation de 7 % du chiffre d'affaires accompagnée d'une croissance du résultat opérationnel (avant éléments non courants) en ligne avec les ventes.
Convaincu qu'il ne pourra rien attendre de l'environnement économique pour faciliter son redressement, José Luis Duran a décidé de profiter au mieux de la loi de modernisation de l'économie (LME). Pour faire baisser les prix, le groupe va renégocier les contrats avec les fournisseurs alors que l'engouement pour les marques de distributeurs (jusqu'à 25 % moins chères) ne se dément pas : elles atteignent 30 % des ventes. « Il y a de la place pour les produits de grande marque », assure José Luis Duran. Il estime que la relance des grandes marques sera profitable à la fois à Carrefour et aux fournisseurs. La LME, censée lutter contre l'inflation, est donc tombée à pic pour ces renégociations entamées depuis juillet.
Si José Luis Duran a les coudées un peu plus franches, c'est aussi grâce à l'international et notamment au Brésil, troisième pays contributeur en chiffre d'affaires et où la rentabilité a augmenté de 70 %. Le groupe est moins dépendant de son marché national. De même, en Chine, malgré six semaines délicates en avril et mai lorsque l'enseigne a été touchée par une campagne contre la France, l'activité reste sur une croissance à deux chiffres.