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Jeudi 28 août 2008
LE MONDE | 25.08.08 | 15h18  •  Mis à jour le 25.08.08 | 15h18

Le pétrole n'était pas la raison première du conflit qui a vu les troupes russes et géorgiennes s'affronter pour le contrôle de l'Ossétie du Sud à partir du 8 août. Mais, cette bataille s'est révélée être un excellent test du marché pétrolier.

Car depuis la mi-juillet, il semblait que rien ne pourrait enrayer la dégringolade du prix du pétrole, pas même les tensions géostratégiques. Le prix du brut avait chuté de 23 % en moins de six semaines, passant de 147 à 112 dollars par baril. Il semblait que même la survenue des combats dans le Caucase ou l'annonce d'un possible attentat contre le principal oléoduc qui traverse la Géorgie ne pourrait arrêter ce mouvement de repli. Mais finalement, ce sont les inquiétudes qui se font jour quant aux conséquences de ce conflit qui ont fait rebondir le prix du pétrole, de 8 %.

La prudence est cependant de mise : ce rebond est récent et, au moment où des négociants font état d'une rupture d'approvisionnement de l'Arabie saoudite, il pourrait être technique.

D'ailleurs, trois raisons donnent à penser qu'il est trop tôt pour une vive baisse du prix du brut. Premièrement, la demande est forte. Malgré le prix élevé et le ralentissement de la croissance mondiale, l'Agence internationale de l'énergie prévoit une augmentation de 1,1 % de la consommation pour 2008.

Deuxièmement, les détenteurs de la ressource ajustent leur production. Et les Saoudiens, maîtres de la fluctuation, comptent bien défendre un prix du baril à trois chiffres. Enfin, l'économie mondiale peut supporter des prix élevés. Les taux d'intérêt réels sont négatifs presque partout. La croissance - et non la lutte contre l'inflation - est la priorité des pays émergents.

De fait, le prix du pétrole ne reviendra sur les 50-70 dollars le baril - sous son coût de production - que si les tensions monétaires sont plus fortes et le marasme économique plus prononcé.

Par Benjamin VERDIER - Publié dans : Actualité - Communauté : Logistique
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Mercredi 27 août 2008
Le plan de sauvetage de la compagnie transalpine Alitalia est désormais entré dans une phase cruciale où s'entrelacent manoeuvres politiques et relance économique. Lundi 24 août, au cours d'une réunion au siège de la banque Intesa Sanpaolo, à Milan, seize investisseurs se sont dits prêts à mettre plus d'un milliard d'euros sur la table pour sauver la compagnie nationale italienne.

Ce projet, baptisé "Phénix" prévoit de scinder Alitalia en deux sociétés. L'une intégrerait les activités rentables, et l'autre, lestée de dettes, serait mise en faillite. Ce scénario contrevient à la loi Marzano sur la restructuration des grandes entreprises en crise. Le gouvernement de Silvio Berlusconi a prévu de prendre un décret-loi, jeudi 28 août, pour lever cet obstacle.

Dans ce pool d'investisseurs, on retrouve les grands noms de la finance et de l'industrie italiennes. Ils ont répondu présent à l'appel patriotique de M. Berlusconi qui, en pleine campagne électorale, avait refusé, pour des motifs plus politiques qu'économiques, le scénario d'une reprise du transporteur transalpin par Air France-KLM, sur laquelle travaillait le précédent gouvernement Prodi.

Survivant grâce à une aide d'urgence de 300 millions d'euros décidée en avril, la compagnie est dans une situation catastrophique. Ses comptes semestriels - ils seront publiés vendredi 29 août - devraient faire apparaître une perte de 400 millions d'euros.

Les groupes industriels (Piaggio, Air One, Benetton, Ligresti, Riva, Aponte), les fonds d'investissement (Findim, Clessidra, Equinox) ont apporté leur soutien financier au projet "Phénix" dont l'ambition est de faire renaître de ses cendres la compagnie italienne détenue à 49,9 % par l'Etat italien.

UN COÛTEUX "MIRACLE"

Le plus important des investisseurs, Roberto Colaninno, patron de Piaggio (200 millions d'euros), devrait être porté à la présidence du nouveau groupe baptisé "Compagnie aérienne italienne". L'arrivée de Carlo Toto, président d'Air One, devrait aussi permettre à Alitalia de renouveler sa flotte en intégrant Air One, la seconde compagnie italienne. M. Toto s'est dit prêt à réinvestir 100 des 300 millions d'euros obtenus par la vente d'Air One à Alitalia.

Une mauvaise nouvelle est venue ternir ce premier accord. Pressentie, selon le quotidien La Stampa, pour être le partenaire étranger d'Alitalia avec une participation de 20 % à 25 %, la compagnie allemande Lufthansa a finalement choisi d'investir dans Austrian Airlines. Un émissaire de la banque Intesa Sanpaolo devrait présenter, à la fin de cette semaine, le plan de sauvetage à la direction d'Air France-KLM qui pourrait être intéressée par une participation, selon la presse italienne.

Alitalia emploie 18 000 personnes. Or, après sa restructuration, la nouvelle compagnie devra renoncer, selon la presse italienne, à 5 000 salariés, auxquels s'ajoutent 2 000 personnes dont le travail sera externalisé et une partie des 3 000 employés de la compagnie Air One qui ne pourront pas être réintégrés dans Alitalia.

Le plan présenté par Air France-KLM prévoyait "seulement" 2 500 suppressions de poste. Les syndicats attendent avec impatience des chiffres précis avant de réagir.

La nouvelle compagnie devra se défaire également d'une partie de sa flotte vieillissante de 181 appareils. La société Boston Consulting, qui a travaillé sur ce plan de relance, préconise de vendre tous les McDonnell Douglas MD 80 et des Boeing 737.

M. Berlusconi, qui joue une partie de sa crédibilité politique sur ce dossier, avait appelé à un "miracle" pour sauver la compagnie nationale italienne. Il a un prix.

Philippe Ridet
Article paru dans l'édition du 28.08.08.
Par Benjamin VERDIER - Publié dans : Transport - Communauté : Logistique
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Mardi 26 août 2008
achida El Mokhtari (avec AFP)
26/08/2008 | Mise à jour : 13:20 | Commentaires 10
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Un acheteur s'est offert un ordinateur à 44 euros sur le site d'enchères eBay. Il se retrouve avec les données bancaires d'un million de clients britanniques.

Et de trois. Après les données confidentielles perdues par le fisc britannique et celles égarées par la banque HSBC, trois banques se retrouvent confrontées à la divulgation d'informations confidentielles sur leurs clients. Les données bancaires, numéros de compte, de téléphone et signatures d'un million de clients des banques American Express, NatWest et de la RBS ont été retrouvées sur le disque dur d'un ordinateur... vendu sur le site d'enchères eBay. C'est un ancien employé de Graphic Data, une société archivant les données personnelles de clients de la Royal Bank of Scotland (RBS) qui aurait vendu sur eBay cet ordinateur au prix de 44 euros (35 livres), sans formater son disque dur.

«Les données historiques liées aux demandes de cartes de crédit de certains de nos clients et des données d'autres banques n'ont pas été effacées. Nous prenons cette affaire très au sérieux», a déclaré le porte parole de la banque RBS au Daily Mail. Selon RBS, la société Graphic Data a confirmé que la machine semble avoir été vendue par l'intermédiaire d'un tiers.

Le Royaume-Uni collectionne ce type de bévue. Début avril, la première banque britannique, HSBC, avait dû présenter ses excuses pour avoir perdu un cédérom contenant des informations sur 370.000 de ses clients. L'an dernier, les services fiscaux avaient égaré des cédéroms contenant les données personnelles de 25 millions de personnes.

Par Benjamin VERDIER - Publié dans : Actualité - Communauté : Tout l'e-commerce
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