
Prendre une participation de 10% à 20% dans Alitalia pour devenir majoritaire d'ici à 2013. C'est ce que ce serait vu proposer Air France-KLM dans le cadre du plan de sauvetage de la compagnie italienne. Selon des informations de La Tribune, à lire aujourd'hui dans l'édition du jour, cette proposition aurait été formulée en secret à la compagnie aérienne franco-néerlandaise par les dirigeants d'Intesa Sanpaolo, la banque chargée de monter le plan de relance d'Alitalia, le 27 août dernier.
Si la société française s'est refusée à tout commentaire sur cette information, elle a néanmoins déjà dit publiquement qu'elle accepterait une prise de participation minoritaire dans son homologue italienne, sans donner de chiffres, mais n'a pas parlé d'une possibilité de prise de contrôle future. Le marché a réagi: le titre a perdu 2,17% à 16,67 euros dans une Bourse parisienne en recul de 2,79%.
Air France-KLM se lancera si et seulement si le projet est viable. Les investisseurs italiens prévoient de relancer Alitalia comme un petit transporteur sur des distances courtes et moyennes et de ne racheter qu'une partie des actifs. Le groupe de repreneurs ne prévoit pas de reprendre les activités de fret et celles de maintenance lourde.
Jeudi, l'administrateur judiciaire d'Alitalia a donné une semaine aux syndicats de la compagnie aérienne pour approuver le plan de sauvetage du groupe lors d'une réunion entre les parties concernées. Les neuf syndicats d'Alitalia, qui avaient bloqué le rachat par Air France-KLM, sont de nouveau mobilisés sur le nouveau projet qui prévoit 7.000 suppressions de postes, soit 40% des effectifs. Mais selon le ministre du Travail italien, Maurizio Sacconi, il pourrait y avoir finalement moins de 5.000 postes supprimés.
Alitalia peut continuer à voler
A la suite d'un entretien avec Augusto Fantozzi, le commissaire extraordinaire nommé par le gouvernement pour mener à bien le plan de sauvetage d'Alitalia, Vito Riggio, le président de l'autorité de l'aviation civile italienne (Enac) a annoncé qu'Alitalia a obtenu une licence provisoire de six mois, éventuellement renouvelable, pour qu'elle puisse continuer à voler. La Compagnie aérienne italienne (CAI), société détenue par seize entrepreneurs italiens qui va reprendre les actifs rentables d'Alitalia, devra par la suite "redemander une nouvelle licence ordinaire" et définitive. "Il est important que le service ne s'interrompe pas", a commenté Augusto Fantozzi.
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