
Les dirigeants du groupe attribuent ce fléchissement à "un ralentissement de l'économie américaine". Pour le seul quatrième trimestre, la croissance du bénéfice net du groupe s'est ralentie à 7%, en atteignant 610 millions de dollars (pour un chiffre d'affaires de 9,15 milliards de dollars en hausse de 8%), car la faiblesse du secteur industriel a limité les demandes d'envois de marchandises.
Mais les investisseurs se sont surtout inquiétés des prévisions données par FedEx pour sa prochaine année fiscale. Le transporteur prévoit un bénéfice par action de 1,45 à 1,60 dollar par action au 1er trimestre de son exercice 2007-2008 et de 7 à 7,40 dollars pour l'ensemble de son exercice annuel, alors que les analystes attendent respectivement 1,66 dollars et 7,39 dollars.
Néanmoins, Frederick Smith, le PDG de FedEx reste optimiste. Tablant sur une "modeste amélioration de l'économie américaine" dès l'automne, il a annoncé vouloir investir 3,5 milliards de dollars en 2007-2008 pour doper la croissance du groupe. Donald Broughton, analyste chez AG Edwards considère pour sa part que "FedEx gagne des parts de marché dans tous les secteurs où il intervient" et que leur plus forte marge "se trouve dans le transport international qui est pleine croissance".
Florence Puybareau